La société touarègue, tamust n’imajighen, s’est toujours organisée en ensemble articulé autour de plusieurs tribus. A l’intérieur de ces dernières, les individus se répartissent en suzerains (nobles, religieux…) et groupes dépendants (artisans, affranchis…).
Le géographe Duveyrier, qui explora le Sahara au XIX° siècle, relate que les Touaregs, lui avaient dit « Nous sommes Imohagh, Imochagh, Imajighen » et que leur langue « selon le dialecte de la tribu, est nommée tamachaqou tamahaq ». Ils avaient précisé que « ces mots découlent de la même racine, le verbe iohagh, qui veut dire : il est libre, il est indépendant, il pille ». Et ils avaient ajouté, à propos des origines de chaque tribu, « notre ensemble est mélangé et entrelacé comme le tissu d’une tente dans lequel entre le poil de chameau avec la laine du mouton. Il faut être habile pour établir la distinction entre le poil et la laine. Cependant nous savons que chacune de nos nombreuses tribus vient d’un pays différent. »
Dunes du Sahara algérien Tidikelt, Gourara, Couronne de la Saoura...
Peinture rupestre de Tenkabrane
La musique et la poésie du monde touareg portent en elles l’une des traditions les plus anciennes de l’humanité. L’histoire des habitants du Sud Saharien remonte, il est vrai, à la préhistoire. La présence de l’être humain est attestée par la présence de l’art rupestre, les vestiges culturels et les sites funéraires (tumulus).
A Tenkabrane, non loin de Tamanrasset, des peintures rupestres datant de 1000 ans avant J.C. représentent des musiciens avec une vièle entre les mains.